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	<title>Coulisses Médias | Nicolas Nadaud</title>
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		<title>Interviews réalisées pour Coulisses Médias.com</title>
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		<dc:creator><![CDATA[nicolasnadaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 19:31:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coulisses Médias]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Septembre 2012 &#8211; Janvier 2013)</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">(Septembre 2012 &#8211; Janvier 2013)</p>
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		<title>Interview de Emmanuel Yvon (France Bleu) pour Coulisses Médias</title>
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		<dc:creator><![CDATA[nicolasnadaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 20:08:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coulisses Médias]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour célébrer ses trente ans, France Bleu Breizh Izel propose à ses auditeurs de passer une nuit entière en direct. Au programme: surprises, invités et émissions spéciales. A cette occasion, Coulissesmédias a rencontré Emmanuel&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour célébrer ses trente ans, France Bleu Breizh Izel propose à ses auditeurs de passer une nuit entière en direct. Au programme: surprises, invités et émissions spéciales. A cette occasion, Coulissesmédias a rencontré Emmanuel Yvon, le directeur de la station.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Que représente France Bleu Breizh Izel, en terme d’audience et par rapport à la concurrence?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Dans le Finistère, nous sommes crédités d’une audience cumulée de 75 000 auditeurs par jour, soit au quatrième rang départemental. Ce sont des chiffres qui changent peu depuis 5 ans, mais qui varient entre la troisième et la cinquième place.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est plus favorable encore, c’est que nous avons 135 minutes de durée d’écoute par jour, ce qui fait en part d’audience, la deuxième radio départementale dans le Finistère avec 9.7%, derrière France Inter. Ces chiffres sont satisfaisants. Nous sommes une radio référente au niveau des médias locaux, que ce soit : Le Télégramme, Ouest France, France 3, la Télévision de Brest TéBéO et nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Elle a aujourd’hui 30 ans, qu’est ce qui a marqué cette radio ? Ce qui  a fait sa force ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Ce qui marque cette radio, depuis son existence, c’est qu’elle est <strong>généraliste et populaire</strong>. Sa force de proximité permet d’apporter des repères aux personnes qui vivent, travaillent et habitent tout simplement dans notre région ou y passent des séjours. Cela permet de donner des renseignements sur la vie quotidienne, l’identité forte de ce pays, qui a une culture et même une langue encore un peu pratiquée, y compris sur notre antenne: le Breton. Nous, nous essayons de valoriser ou en tout cas de mettre en évidence, ces aspects et repères de la vie quotidienne pour que l’on sache exactement où nous en sommes au niveau local, tout en restant ouverts sur le global: la France, l’Europe et le monde. Certains appellent cela le Glob’Cal.<span id="more-268"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce que l’on cherche à retrouver, c’est l’esprit des <strong>radios libres</strong> des années 80.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter" title="Nuit blanche - France Bleu Breizl-Izel" alt="Nuit blanche - France Bleu Breizl-Izel" src="http://coulissesmedias.com/wp-content/uploads/2012/10/nuit-blanche.jpg" width="456" height="454" /></p>
<p>Nuit blanche &#8211; France Bleu Breizh Izel</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Pour fêter les 30 ans, vous lancez une nuit blanche où vous bousculez un peu les codes de la radio. Que va-t-il se passer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : On bouscule les codes de la radio tels qu’ils sont aujourd’hui, que se soit les nôtres ou ceux des autres ou même ceux de la nuit où nous sommes davantage dans l’automatisation des programmes. Ce que l’on cherche à retrouver, c’est l’esprit des <strong>radios libres</strong> des années 80. Nous organisons une nuit blanche en clin d’œil à cette époque. Les animateurs, mais également des amis, des partenaires de la radio, ont composés dix émissions de 20h00 à 7h00 sur onze heures de programmes tout en étant en interactivité avec les auditeurs qui peuvent intervenir quand ils le souhaitent. Cela reprend des thèmes que nous avons dans nos programmes et bien d’autres, basés sur l’humour, le rock en Bretagne, les musiques d’aujourd’hui, d’inspiration celtique. Je ne parle ni des binious, ni de musique Bretonne. Je parle de U2, Simple Minds, Bruce Springsteen, un certain nombre de groupes et d’artistes dans le monde entier qui se sont inspirés de leurs origines Celtes. Il y a une émission en hommage avec toute l’équipe du festival des <strong>Vieilles Charrues</strong>, à leur co-président Jean-Philippe Quignon, récemment disparu. Programmateur à ses débuts, il a redonné un second souffle au festival des Vielles Charrues, il y a une quinzaine d’années en donnant à cet événement une dimension internationale. Toute l’équipe des Vielles Charrues va faire pendant une heure, une programmation musicale « Coup de cœur » intitulée « Jean-Phi Forever ». Suivra une émission sur les radios libres telle qu’elles se sont épanouies pour certaines, disparues pour d’autres pendant ces 30 dernières années en Bretagne. On ne parle pas que de notre radio mais aussi des régionales qui sont pour certaines sous statut plus ou moins associatif et où il y a une liberté de programmation de contenus. Je pense par exemple à Radio Mutine à Brest.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, pendant deux heures, un animateur a eu la bonne idée d’aller prospecter sur des endroits un peu coquins (<strong><a title="Spécial 30 ans de France Bleu Breizh Izel – Antoine Plouzennec : « Par ici les coquins ! »" href="http://coulissesmedias.com/infos-medias/special-30-ans-de-france-bleu-breizh-izel-antoine-plouzennec-par-ici-les-coquins">voir notre second sujet sur coulissesmédias</a></strong>) en Bretagne; pas forcément en ville mais plutôt à la campagne. Ce sont des lieux de rencontres, un peu libertins, certains même diraient d’<strong>échangisme</strong>. Cela nous a paru plutôt amusant et en tout cas nouveau, d’échanger avec des personnes qui fréquentent ces endroits là car après tout, ça fait partie de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Comment est née l’idée de cette nuit spéciale ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Je cherchais l’idée pour fêter ces trente ans de radio. Il est important de faire participer les auditeurs d’une manière ou d’une autre pour revisiter une période de l’histoire; pour ceux qui s’intéressent à la radio. Mais aussi de resserrer les rangs autour d’une idée un peu ambitieuse. Tous ceux que ça intéresse, auront le souvenir de <strong>la radio</strong> sous les draps, durant la nuit. Cela fait partie de mes souvenirs qui ont fait qu’à un moment donné, j’ai eu la vocation de faire de la radio et du journalisme. Est-ce que c’est cela qui a généré cette envie de retrouver cet univers de la radio la nuit ? C’est toujours un moment magique dans la vie d’être, durant la nuit, plus disponible, plus à l’écoute, plus à même de partager par l’oreille uniquement, des propositions de contenus, des voix et des musiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Si on passe en revue la grille ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Essentiellement du contenu avec des auditeurs, mais également sur une programmation musicale avec des artistes que l’on n’entend plus ou quasiment plus et qui ont pourtant fait les belles heures de la radio dans les années 80-90. Les débuts d’Etienne Daho, de Niagara, les TransMusicales. Une quantité de groupes sont venus ou sont nés en <strong>Bretagne</strong> sachant que c’est une région propice à la scène musicale. Il y aura un lien direct ou indirect avec la région.</p>
<p>Emmanuel Yvon &#8211; France Bleu Breizh-Izel</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Tout sera en direct ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Tout est en direct de 20h00 à 7h00. Je dirais même que nous serons en direct pendant 38h00 d’affilée : du vendredi matin 6h00, qui est notre heure de démarrage des programmes locaux sur l’antenne de France Bleu jusqu’au samedi 19h00 qui est la fin de nos programmes locaux. Pour tout le monde, c’est assez excitant de faire ce petit <strong>marathon radiophonique</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Il y aura des surprises à l’antenne ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Oui, plein de surprises, des gags, les premiers micros de certains (rires). Des amis de la radio, artistes ou autres nous appelleront sans forcément que l’animateur soit au courant<strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Coulissesmédias : Un message pour donner envie aux lecteurs de coulissesmédias de venir vous écouter tout au long de la nuit…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emmanuel Yvon</em> : Vivez un moment unique de votre vie, un <strong>événement radiophonique</strong> éphémère.</p>
<p style="text-align: right;" align="right">Entretien de <strong>Nicolas Nadaud</strong></p>
<p style="text-align: right;" align="right">Avec <strong>Mickaël Roix</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://coulissesmedias.com" target="_blank">Sources : coulissesmedias.com</a></p>
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		<title>Interview de Julie Andrieu pour Coulisses Médias</title>
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		<dc:creator><![CDATA[nicolasnadaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 19:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coulisses Médias]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec « Les carnets de Julie », l’animatrice Julie Andrieu fait son retour sur France 3. Un nouveau rendez-vous où il est uniquement question de la cuisine de nos régions. Julie Andrieu est notre&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avec « Les carnets de Julie », l’animatrice Julie Andrieu fait son retour sur France 3. Un nouveau rendez-vous où il est uniquement question de la cuisine de nos régions. Julie Andrieu est notre invitée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« France 5 m’avait attachée aux voyages à l’étranger »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Vous inaugurez les « Carnets de Julie » sur France 3. De quoi s’agit-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Julie Andrieu</strong></em> : Il s’agit d’une nouvelle émission qui va nous amener à visiter les différentes régions de France, on pourrait dire les pays comme on le disait autrefois, parce que c’est à une échelle encore plus petite qu’une région et on va parcourir ce pays de France en découvrant les spécialités gastronomiques qui, pour la plupart, sont en voie de disparition. C’est le but de l’émission de se retourner vers des traditions qui sont un peu délaissées parce que les femmes travaillent et que l’on a changé de mode de vie, que l’agriculture a évolué et d’essayer de retrouver ces recettes, ces savoir-faire, ces traditions, ces produits, qui étaient la gastronomie d’autrefois. A travers cette quête, essayer d’en savoir un peu plus sur la région, son patrimoine, parce que derrière la gastronomie, on apprend beaucoup de choses sur les hommes et sur les pays. J’en avais fait l’expérience dans mon émission précédente. Des vocations à la fois patrimoniales, un peu anthropologiques modestement et culinaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Comment est né ce projet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Ce projet, je l’avais en tête depuis longtemps, j’ai fait fusionner deux idées et j’avais écrit un projet qui était une sorte de conservatoire des traditions gastronomiques parce que partout où j’allais dans le monde, je me rendais compte que les gens me disaient : « <em>Oh ma grand-mère savait le faire mais aujourd’hui vous savez, ça ne s’est pas transmis, parce que c’est une transmission orale pour la plupart du temps et on a plus le temps </em>». Je trouvais dommage que tout cela s’évapore dans la nature au profit d’une alimentation qui est un peu normée, mondialisée comme les produits. C’était en train de mûrir dans ma tête et parallèlement, je trouvais dommage de parcourir le monde sans connaitre davantage son pays. Il y a beaucoup de choses à savoir en France en matière de gastronomie, à connaitre, à cuisiner. Je me suis donc dit que ce petit conservatoire, pourquoi je ne le lancerai pas à en tisser la maille en France et c’est ce qu’on a fait. Nous avons eu une discussion instantanée avec France 3 parce que nous étions en contact depuis longtemps ayant fait une émission pendant deux ans chez eux et ils ont sauté sur le projet comme c’est en phase avec leur ligne éditoriale.<span id="more-256"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Et pourtant, vous êtes très attachée à France 5 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> France 5 m’avait attachée aux voyages à l’étranger, et pour eux, c’était compliqué de me sortir de cette case là. Il est vrai que je leur ai proposé plusieurs fois des émissions en France mais la chaîne me veut à l’étranger. Puis, j’avais aussi des choix de vie personnels qui faisaient que c’était de plus en plus compliqué de partir à l’étranger, en tout cas à ce rythme et France 3 l’a sans doute senti ou appris et ils sont venus me chercher pour cette émission</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : C’est une énième émission culinaire, est-ce qu’il y a un risque de saturation pour le téléspectateur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Je ne sais pas trop car il est vrai que je ne regarde pas beaucoup les autres émissions pour être honnête, pas plus les culinaires qu’autre chose. Mais vous savez, c’est paradoxal parce qu’en même temps, ça fait 16 ans que je fais de la cuisine à la télé. Quand je suis arrivée, j’ai entendu pendant 10 ans que ça n’allait intéresser personne, que l’on ne ferait jamais d’émission, en tout cas avec un long format de cuisine, que tout cela était confidentiel… D’une certaine façon, je me réjouis de voir qu’aujourd’hui, c’est plus qu’une revanche et, au contraire, on a la preuve que la cuisine intéresse les gens, que c’est devenu un véritable loisir, une forme de culture et je trouve que c’est positif. Maintenant, nous, en tout cas, on est très différents des émissions de téléréalité qui sont installées à des heures de grande écoute comme Master chef ou Top Chef.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Justement, que pensez-vous de l’offre de programmes évoquant les thèmes de la cuisine sur les différentes chaînes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Honnêtement, je ne suis pas très téléphage. Je regarde de temps en temps des choses, je les piste sur les programme télé et je me dis : « <em>tiens ça, il faudrait que je regarde</em> », mais c’est souvent en dehors de la cuisine, non pas pour un manque d’intérêt pour mes confrères mais simplement parce que je baigne déjà là-dedans toute la journée, donc j’ai plus envie de passer à autre chose quand j’allume la télé mais je les ai toutes vues au moins une fois. Ce n’est pas parce l’on parle de cuisine que l’on peut comparer toutes ces émissions, le traitement est tellement différent, que la cuisine est là, en tout cas pour ce qui est de la téléréalité, tout un sujet parmi d’autres. Mais finalement, la forme ne change pas, les trames ne changent pas, la mécanique non plus, donc on pourrait parler de bricolage, ce serait pareil !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Souvent, la cuisine y est vue autrement, ça vous gêne ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Non, au contraire, ça ne me gène pas. Il y a une prolifération d’émissions de cuisine et c’est bien qu’il y est des traitements différents. Il y a beaucoup de chose à inventer au contraire. J’ai l’impression que nous sommes tous dans les mêmes créneaux mais je pense que l’on peut aller beaucoup plus loin, il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays anglo-saxons pour voir qu’ils font preuve encore plus d’inventivité que nous. La cuisine était omniprésente sur les écrans, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis, qui sont des pays pas forcément réputés pour leur gastronomie depuis bien plus longtemps que nous et les gens qui font de la cuisine à la télé s’en sont bien inspirés aujourd’hui. Je pense qu’il y a encore une large marge de progression. Maintenant, vous savez, j’ai toujours fait des choses parce qu’elles me plaisaient, m’amusaient, parce que je travaillais avec des gens qui m’intéressaient. Après, ça plait ou ça ne plait pas. De toute façon, on sait bien que la sanction arrivera quoi qu’il arrive, si ça ne plait pas, ça s’arrêtera et on fera autre chose. Mais je ne vais pas non plus me prendre la tête là-dessus. Je ne fais pas des projets en me disant « <em>pourvu que ça touche telle cible </em>» mais il est vrai que j’essaie d’être au plus proche de mon instinct, jusque-là, ça a plutôt bien marché donc, je continue et on verra bien …</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter" title="LES CARNETS DE JULIE" alt="Julie ANDRIEU" src="http://coulissesmedias.com/wp-content/uploads/2012/09/Les-carnets-de-Julie-680x453.jpg" width="620" height="413" /></p>
<p>Julie ANDRIEU &#8211; Crédits photos : Charlotte Schousboe / FTV &#8211; Guy Marineau</p>
<h3 style="text-align: justify;">« J’ai appris sur le tas en regardant faire »</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Vous pourriez juger vous-même les compétences d’un débutant cuisine dans un programme tv ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Oui, en même temps, vous savez, je n’ai jamais revendiqué un savoir académique, je n’ai pas fait d’école de cuisine, j’ai appris sur le tas en regardant faire, en faisant des erreurs moi-même, donc un apprentissage très empirique. Je me sentirais pas très à l’aise en donnant des conseils comme un Chef. Maintenant je pourrais au contraire faire partager aux gens ma connaissance des cuisines étrangères. Je cuisine tous les jours, j’étais encore en train de faire des galettes de maïs avant notre interview, une recette que j’ai apportée du Pays Basque, donc c’est toute la journée. Je n’ai pas ce côté normatif, qui peut vous dire, « <em>dans la pâte brisée, il faut tant de pourcentage de farine par rapport à l’œuf</em> ». Moi, j’ai vécu, j’ai expérimenté et quelques fois, je suis sortie des clous de la cuisine académique. Je ne me sens pas comme quelqu’un qui peut juger, c’est aussi une raison pour laquelle, je n’ai jamais souhaité monter un restaurant, ce n’est pas mon caractère de faire preuve d’autorité. La hiérarchie, ça ne me parle pas trop, ni au-dessus, ni en-dessous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Dans un autre registre, êtes-vous plus Jean-Pierre Coffe ou Jean-Luc Petitrenaud ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Je vais vous dire Jean-Pierre Coffe, parce que je le connais depuis mon enfance. C’est l’un des meilleurs amis de maman. J’ai passé un an chez lui quand j’avais 1 ou 2 ans, mais de dire que la cuisine vienne de là, c’est un peu tôt (rires). Il m’a toujours accompagnée avec beaucoup de bienveillance, de gentillesse. C’est quelqu’un que j’admire beaucoup parce qu’il a un savoir encyclopédique sur la cuisine. C’est un ami et un parrain à la fois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Est-ce que l’on peut encore imaginer d’autres façons pour évoquer la cuisine en télé ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Bien sûr. On peut imaginer beaucoup d’autres façons d’évoquer la cuisine. J’ai d’ailleurs pleins de projets qui sont dans les tiroirs dont je me dis qu’un jour, je les sortirai. Il est vrai que j’aime écrire. Dès que j’ai une idée qui me traverse l’esprit, je la mets sur le papier comme on disait autrefois. Donc, il y a encore beaucoup de choses effectivement, mais je ne vais pas vous donner mes idées mais je peux vous dire qu’il y en a. (rires).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Vous avez également parlé de cuisine en radio sur Europe 1, ça ne vous manque pas ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Si, ça me manque. Je connais très peu de personnes qui n’aiment pas la radio après y avoir goûté. Quand on a un instinct un peu indépendant comme moi, on aime la radio parce qu’on maîtrise complètement l’échange et qu’il n’y a pas tout ce qui est un peu pesant en télé, c’est-à-dire la préparation, le maquillage, l’éclairage, les différentes prises. En radio, on arrive et hop, ça part tout de suite. On est finalement très libre. Donc oui, ça me manque et en même temps, j’ai beaucoup bossé pendant 15 ans à un rythme assez soutenu.  Je suis assez contente de favoriser ma vie privée. La radio, pour moi en tout cas, c’était assez chronophage. Je travaillais le dimanche matin, je faisais la préparation le samedi et je n’avais quasiment pas de week-end. De ce point de vue là, je suis quand même assez contente de pouvoir souffler. Mais si on me refait une proposition, je l’écouterai.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Revenons à la télé, France 5 vous fait confiance et vous lui rendez bien, on vous a vue en intérim à la tête de « C à vous ». On avait imaginé vu vos scores et votre aisance que vous alliez devenir la remplaçante d’Alessandra Sublet durant son congé…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> La seule différence c’est qu’il en a été question et que je ne l’ai pas du tout exclu. Mais tout simplement, il fallait choisir entre cette possibilité et l’émission de France 3, puisque qu’en fait c’est la période où nous avons tourné toutes les émissions. Etant enceinte, j’étais obligée de prendre de l’avance, puisque maintenant, je ne peux plus tourner. Ça me faisait à la fois envie mais j’avais également envie que cette émission naisse car c’est une émission sur l’année et donc, ce n’est pas les mêmes enjeux. C’était un peu mon « bébé ». Je n’ai donc pas hésité très longtemps. Cela n’empêche pas que j’ai pris beaucoup de plaisir à remplacer Alessandra parce qu’on s’entend très bien et que c’est une émission ou je me suis toujours sentie bien. C’est le même producteur que « Les Carnets de Julie » donc c’est un peu une famille. Mais dans le fond, ce n’est pas tout à fait mon truc, non pas cette émission en particulier car comme je vous le disais, c’est une émission que je regarde volontiers. Mais le fait d’être tous les jours en studio, à la même heure. Moi, ce que j’aime, c’est bouger, j’aime rencontrer des gens différents, sortir de Paris. J’étais très bien comme ça de façon ponctuelle mais je ne suis pas sûre que j’aurais pu le faire plusieurs mois comme le fait Alessandra et j’avoue que ça me bluffe assez ! Elle a une sacrée énergie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias </strong>:<strong> Julie, votre actualité, c’est aussi les livres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Absolument, l’avantage, c’est que je suis obligée de rester allongée donc je peux travailler sur mes bouquins. La cuisine, c’est assez difficile, je cuisine assise, j’ai développé une nouvelle technique (rires). Au niveau des bouquins, il y en a un qui est sorti au printemps. C’est un peu un coup de cœur, complètement en dehors des sentiers battus, je savais qu’il ne se vendrait quasiment pas. Je n’ai pas de chiffre mais je ne me fais pas beaucoup de déception. On s’est dit « objet éditorial non identifié, on va se faire plaisir, on a fait des photos un peu décalées et délirantes ». C’était donc un livre sur les desserts aux légumes parce que j’avais constaté à l’étranger qu’il y avait beaucoup de desserts qui prenaient comme ingrédient principal, les légumes. C’est assez peu fréquent, voire quasiment inexistant en France et je trouvais ça intéressant. J’ai toujours essayé de concilier l’équilibre alimentaire et le plaisir à table sans jamais parler de régime, et là je pense que c’est le bon exemple. Celui-là est déjà sorti et maintenant on prépare un gros bouquin sur lequel je travaille depuis plus de deux ans qui va s’appeler «  All my best » et qui est tout simplement un florilège de mes recettes favorites qui traverse un peu les époques et qu’on me réclame car je me suis rendu compte car tout en ayant fait probablement plus de 2000 recettes dans ma vie de cuisinière, il n’y en a seulement peut-être que 200 ou 300 que je refais régulièrement, donc c’est un peu mon carnet de cuisine intime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Et puis, il y a cet heureux événement qui arrive, cela va être moins facile pour tout concilier ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> On verra bien. C’est pour cela que je ne vais pas prendre trop de choses à la fois. Pour l’instant, il y a cette émission, c’est déjà beaucoup. Mais oui, je pense. D’abord parce qu’on est deux, que le papa est très impliqué et puis j’ai été élevée par une mère artiste, comédienne qui très vite m’a embarquée dans les tournées, j’étais un peu élevée dans les loges et c’est finalement très gai. Je me dit qu’on en fera aussi un voyageur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Votre priorité va être votre vie de famille ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Honnêtement oui. Il faut que je trouve le rythme mais ça a toujours été le cas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Julie, quand vous ne cuisinez pas, qu’aimez-vous faire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> J’aime beaucoup lire. Dès que je peux, j’essaie de prendre le temps de lire. J’aime beaucoup la musique donc, j’en écoute à la maison. De la musique entre guillemets contemporaine, même si beaucoup de classique et j’adore aller au concert. Mais bon, je suis un peu frustrée parce que là, ce n’est pas l’idéal. Puis je suis en train de voyager, de bouger, même en France, j’ai une maison de campagne, donc dès que j’ai du temps libre j’y vais. Et là je m’occupe de mon jardin et de ma maison.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coulissesmédias : Quel est votre pêché mignon ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julie Andrieu :</em> Pour moi, il n’y a rien qui soit pêché en réalité. Mes goûts m’amènent plutôt à manger des choses naturellement assez saines. Je considère les plats en sauce sains, après chacun fait comme il veut (rires). Mais je dirais à la limite, le chocolat, car il est vrai que j’ai toujours été une grande fan de chocolat. C’est ma drogue, il m’en faut tous les jours.</p>
<h4 style="text-align: justify;">&gt;&gt; Retrouvez « Les carnets de Julie » le samedi à 17h00 sur France 3.</h4>
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<p align="right">Interview de <strong>Nicolas Nadaud</strong> et <strong>Mickaël Roix</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://coulissesmedias.com" target="_blank">Sources : coulissesmedias.com</a></p>
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